Extraits de l'histoire du grand court-circuit et de la terre sans paysage,

un récit d’anticipation post-apocalicourcircuitique

 

 «Le lendemain d’une des plus grandes techno-tempêtes de toute l’histoire du pays sans terre, nous étions tous allongés sur le pont, épuisés et fourbus. Nous prenions le soleil en relevant nos t-shirts pour faire bronzer nos nombrils. L’air, sur le pont, rafraichissait nos visages en chassant la papaye qui flottait dans l’atmosphère et les dernières traces de maquillage techno aquatique qui restaient sur nos joues. Cheval aux Ailes de Libellules qui Louche ramassait sur le pont les poissons panés qui s’y étaient échoués. On l’entendait papoter gaiement avec eux, c’est fou ce que les bâtonnets de poisson sont bavards les lendemains de tempête c’est effrayant.»

 

 

 

«La plupart des grand-mères vivent sur des bateaux de retraites qui regroupent les personnes les plus âgées (ce sont souvent des humains) selon leurs hobbys. Je connais une mémé qui fait partie du bateau de ceux qui adorent partir en croisière. Cela consiste à voyager aux anciens emplacements des paysages et à les prendre en photo en poussant des petits cris de plaisir et en racontant des anecdotes. Comme les vieux ont beaucoup d’imagination, de mémoire et de souvenirs qui se mélangent, en général ça ne les dérange pas qu’il n’y ai plus rien à voir.»